poésie dédiée à In-Quiétude
Que le monde est grand.
Quelle est douce, cette tendresse
qui passe ici te toucher, In-Quiétude.
Aujourd'hui, j'aurais envie de te dire -vous- , tellement nous sommes nombreux à avoir vu l'autre, l'aimé, le fils , le père, l'amoureux, l'ami, l'étranger...
dire Adieu ! et Basta !
Aouuutch ! Suis très touchée par tes mots aujourd’hui.
tu dis : hasta pronto ?
Non.
Reste.
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Deuil
à celui qui est là même absent
incaressable,
imprenable
indéniablement loin des yeux
on dit « Hasta Pronto »…
Deuil
C'est enFerminable.
Comme une falaise
qu'on ne cesse
de vouloir gravir.
On s'accroche à l'acéré
Le rêche mange le cœur
La soif tombe au fond
Des miettes souvenances
Il ne pleut plus que sur les mains
Puis, même le soleil fait le rusé
Il campe aux quatre sens
Et le contre-jour devient beauté
Puis
C'est enFerminable
Comme ça revient
Deuil ! EnCorlaTent, ensorcelant.
Mélancolin chagrin.
Fiel de l'âme.
Flammes mouillées.
Et le temps dépasse les siècles
Les décennies se comptent en solo
La minute devient virgule où se bercer
La seconde même
Offre une autre façon d’aimer aimer
Apprivoiser l’absence
Deuil
No soy suelta Viaje destierro
Tu n’es pas seul à préférer l’exil
Nous sommes mil mêlés d’audace
Milles mains tendues
Et la tendresse se goûte, se boit, se prend
En ce sept, ton sept, ton jour combat
Je te souhaite de la joie,
de douces heures In-Quiétude




11 commentaires:
est que c'est paques ou bien tout le monde a décidé de parler de mort ou de deuil , c'est pas gai , moi j'ai pas envie de penser à ça le départ , la séparation , l'absence l'abandon
quelque chose se retire de soi et c'est un grand trou qui fait la râleuse en soi qui tire bouchone et aspire tout comme une bouche d'égout , parfois , parfois on reste avec ses souvenirs on les chérit , si on en a
bonnes paques
Lam: Oups ! D’zolée, n'avais pas remarqué qu'ailleurs aussi on causait chagrin. Mais... ici, vois, vois ! C'est de la tendresse, du réconfort, de la douceur, de la compassion.
C'est t'y pas bô ça ?!
Lam, ok. J'arrive. Je quitte. Je reviens. Je pars pour rester. Je m'installe`au bord du lac, les cils aux doubles vents. Sud Ouest Sud Zest. Tu veux ? Ok. Allons-y. Le soleil me sort par la bouche et, je n'ai soif de rien d'autre que de ça, le là, maintenant.
Cet instant-ci, te l’offre, le prends.
Je t'embrasse
Ravi d'illustrer ton talent. Mais oui t'excites pas, j'viens de recevoir un mail de toi.. mais là vois-tu minette, je t'ecris un commentaire. :)
Ben ouais Nina, j'vais me répéter. C'est bo. C'est Fentil. Il fallait po. J'adore ta touch, et cet EnFerminable bien minable.
Tu as mis la boucle sur mon S. C'est Mon Sept. Un Sept différent des autres. Un Sept d'exilé c'est vrai, seul entre une multitude d'inconnus. Heureusement, qu'il existe ce fil d'ariane tendu entre Mon Ouest et Son Est, entre A et E, entre M et J. Un dring, des mots... et le IN gonfle proche de l'explosion puis ... pfff s'éfface.
Quiétude apparaît. Toujours loin de ses proches, mais serain.
Hasta Pronto... Yes ... Hasta mañana Yes Yes Yes...
Hein-Quiétude: Dis, il est passé où le décalage horaire ? T'as vu, il n'existe pas pour ce jour.
Tous les loins se frôlent
Tu sais compter toi Quiétude ?
Ceux qui me connaissent savent que ... pas moi. Pourtant petite-fille de mathématicien polyglotte.
Bin... faut croire que j'aurai hérité du plaisirs des langues, celles des sons et celles des lèvres mais pas des chiffres ni de l'algèbre. Bon. Je t'en prie, reviens quand même de temps en temps. (rire)
Alors ! 7 ans, ça fait combien de saisons ?
Sept fois un an = combien de noches
sept fois toutes les semaines... combien de soupires ?
sept fois chacuns des mois, combien de quant à soi ?
Si tu savais comme je suis heureuse que là s'achève ton triste IN-confortable, le cruel augure souvenir, l'enFerminable Pffff! GooooooDi miam. Bon sang ! Naâm, oui, si, yesssss ! SEPT du 2007 = Jour de foi, jouir de joie.
désolé ti coup de déprime hier soir , c'est super près du lac , et ouui j'ai envie de soleil par la bouche et dans les doigts, autours des herbes comme un halo , comme ffff de claire e.net , le nuages balaient les saules rient les pieds dans l'eau et passe un frisson en écaille un voile de tristesse , une bouche entre l'onde happe l'air à la surface , le corps se prélasse en lézards, et s'abandonne aux rayons dégivrants
Lam: Nenni, pas de désolé qui tienne. Coup de barre, coup de vieux coup de triste ou fougue furia, tu passe comme tel, tant que tu es.
Bon, on se prend un café ? La neige en ce dimanche tombe comme fine poussière irisée. Le vent dort. La glace se fait de petits passage sur le lac pour respirer. Des rides dégelés. Si on est chanceux, on aura droit à un grand vol d'outardes.
j'adore les outardes mais sur le lac ou j'ai été aujourd'hiui y 'avait que des autruches ... ou des mouettes j'ai du mal regardé y'avait du vent et un peu de sirrocco , trop tard pôur le café demain peut être thanks for calling
J'aime comment le goût de goûter se lit ici sur un jardin de chagrins d'amour. Même le cœur en ruine, marcher et conter tendresse. Comment dans le deuil, à s'escarper des falaises illusoires et sans soleil, on apprend à se bercer dans la virgule du temps, de la mi-hutte. Parce qu'avant, avec son lover, on avait une hutte au complet mais là que la déchirure vient rendre sinistre en notre beau refuge, la hutte se fait mi, mie, me, seul alone, looooonely. Alors on plie bagage et on s'exile, on monte la falaise, faute de ne pouvoir remonter le temps, on monte, les flammes mouillées, la pluie sur les paumes de main, demain ira mieux on l’espère, la tête pleine de psaumes et au bout du roc, des bras âmies tender sur leur coeur... au bout du roc, apprivoiser la face cachée du deuil à qui tu cries « encore-là-toi? Toujours là’tent-va-jamais? Pas tanné de te tanner ton cuir brûlant dans ma tanière? Pas tanné de te tenter une place en permanence dans mon esprit, mes souvenances? Té pas tanné maudit temps de te dressé devant, lent et souffrant. Moi c’est d’là tendresse que je veux, pas du temps rêche. » Pis les âmies continuent de tendre les bras du cœur. Ton absence de sens est moins pèse&Hante. Tu recommences à savourer les joies qui une à une se dandinent devant ta bouche assoif-fée d’émerveillement, de pur, de beau. Tu dis pu « je t’aime » à la vie, mais tu l’aimes quand même et puis la vie le devine, la vie le sait, la vie le voit dans tes silences pleins de larmes de joie, dans tes silences plein de sourires gracieux. Oui, soyons mille mains tendues. Mille mains d’âmour et plus encore, à renaître des plaies qui hantent. L’exil est parfois long mais préférable à compter les moutons assis dans ton ancienne demi-hutte. Merci Nina pour ce texte et l’autre juste après. De ta survivance coule une huile pure et cicatrisante.
Ô Unique lectrice, CarOlinade, ballâmie avec qui l'aventure d'écrire ici aura commencé.
Dis donc, on en a marché du chemin depuis un an toi et moi, hein ?
Toi, l'exilée vers la France, en quête des théâtres, à parfaire de douces rencontres poétiques. Toi, à bouffer la vie avec l'étau, la mâchoire les dents et les lèvres. Toi, à prendre l'Europe pour un château. Plein de montagnes, d'un bord comme de l'autre... Marcher. Pousser. Retirer les cailloux du coeur, prendre une chaussure pour écraser la peur. Toi, qui reviens en mai. Ma maison t'es ouverte, on gardera silence de temps en temps, puisqu'on aime toutes les deux la paix du recueillement comme l'échange d'une longue jase. J'aurai les mains dans la terre, à creuser, à planter du VIVACE. On accueillera les outardes avec des sourires d'enfants ravies. On ira voir si il y a encore des huards sur la brume du grand lac. Je te prêterai mon épaule, j'ai un impermouillable (sourrrrriresss). Suis là, j'suis restée. L'Hiver ne m'a pas eue. Ni le givre, ni les longs froids mordants aux revolins et aux barbers d'enfer blanc et bleu.
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