
... grotte ouverte cachette
Pour les siècles et le reste... en attendant la suite
la cabane
Deux bêtes humaines qui ne comptent pas les leurres et les mystères.
Il crie le vent du large, il vient jusqu’à nos fesses. La porte est ouverte, la voisine la plus près, c’est la mort. Si on tombe on n’est pas cuit. Non. On est crus, sans mensonge, viande molle tombée de la falaise.
Il crie le vent du large, il vient jusqu’à nos fesses. La porte est ouverte, la voisine la plus près, c’est la mort. Si on tombe on n’est pas cuit. Non. On est crus, sans mensonge, viande molle tombée de la falaise.
Comme d’un rêve où on se casse la tête jusqu’à la Chine.
Il montait l’océan froid. Giclait sur les rocs et ça me faisait trembler d’entendre toute sa force. J’aime le mâle ! J’aime qu’il soit fort et qu’il insiste et qu’il s’en aille. Chaque silence d’une vague s’en allant chercher l’autre, me donne l’élan et je grogne en moi-même tout ce plaisir.
Kchuuuuuchsss ! Kchuuuuuchsss ! Mer de tempête, t’es la plus vraie, la moins banale. Je t’offrirais TOUT mon temps si je n’aimais pas tellement vivre les jambes en l’air, la tête curieuse, la langue qui fouille cultures et pays. Je te la donnerais, à toi bella marea, bahr, mer océan Atlantique ou Pacifique. Mais je reste ! C’est décidé, mains tenantes je veux bien.
Après le rut et tout son fracas joyeux, comme toujours je voulais manger. Faim.
Il montait l’océan froid. Giclait sur les rocs et ça me faisait trembler d’entendre toute sa force. J’aime le mâle ! J’aime qu’il soit fort et qu’il insiste et qu’il s’en aille. Chaque silence d’une vague s’en allant chercher l’autre, me donne l’élan et je grogne en moi-même tout ce plaisir.
Kchuuuuuchsss ! Kchuuuuuchsss ! Mer de tempête, t’es la plus vraie, la moins banale. Je t’offrirais TOUT mon temps si je n’aimais pas tellement vivre les jambes en l’air, la tête curieuse, la langue qui fouille cultures et pays. Je te la donnerais, à toi bella marea, bahr, mer océan Atlantique ou Pacifique. Mais je reste ! C’est décidé, mains tenantes je veux bien.
Après le rut et tout son fracas joyeux, comme toujours je voulais manger. Faim.
Rien que des caplans séchés et des têtes de morues à bouillir dans la cabane de Joseph-Édouard. J’irais ailleurs. Le menu ne suffisait pas à l’appétit de mes grands vingt ans. Joseph-Édouard fouillant dans ma tête ce silence vorace insistait. M’a retenue en tirant mes petits sous-vêtements ridicules que je tentais d’enfiler le long de mes jambes. Grrr. J’ai faim!! Ceux qui connaisse la p’tite demoiselle savent qu’alors : il faut partir manger. Vite. Y’a un trou qui hurle et un ventre qui ne patiente pas.
Je ne peux pas t’aimer Sÿrenn.
On dirait que je ne trouvais plus ça drôle cette fois. Ce grand sculpteur prenait tout à coup un regard si sérieux.
C’est pas grave que j’ai dit, on fera semblant, comme maintenant août, comme depuis les autres mai.
Non. Écoutes. Ne pars pas. Reste nue, sauvage. Reste là. Couches-toi !
Je ne peux pas t’aimer Sÿrenn.
On dirait que je ne trouvais plus ça drôle cette fois. Ce grand sculpteur prenait tout à coup un regard si sérieux.
C’est pas grave que j’ai dit, on fera semblant, comme maintenant août, comme depuis les autres mai.
Non. Écoutes. Ne pars pas. Reste nue, sauvage. Reste là. Couches-toi !
O.K. O.K. ! à tout...
Nous n’avons pas mangé de viande ni de riz. Et, j’ai oublié l’appétit qui me tenaillait les tripes. Sauf oui… quelques poignées de bleuets cueillis près du cap à Gerry Perry au matin. On en avait la langue mauve.
Il commençait à se sentir nerveux, comme si l’automne et sa grosse lune rouge mirobolante nous séparerait à jamais.
Crains pas Édouard, je reviendrai Joseph. Comme depuis trois ans, trois étés.
Nous n’avons pas mangé de viande ni de riz. Et, j’ai oublié l’appétit qui me tenaillait les tripes. Sauf oui… quelques poignées de bleuets cueillis près du cap à Gerry Perry au matin. On en avait la langue mauve.
Il commençait à se sentir nerveux, comme si l’automne et sa grosse lune rouge mirobolante nous séparerait à jamais.
Crains pas Édouard, je reviendrai Joseph. Comme depuis trois ans, trois étés.
À suivre… une autre fois


