Final Cut… un titre qui sonne comme une porte qui claque, comme une fin de faim. L’auteur explose par le cortex ses milles miettes de voeux. Avec un malicieux noir espoir, il joue à tirer les cheveux des muses. Quand je le lis, j’entend : ailleurs maintenant, jamais parfois. Sa mort vivante me révolte et m’amuse.
Lui qui s’expose la Dernière Fois; chaque froid il brûle, encore…Pour Ils et Elles impossibles réels, Ils et Elles… magnifiques pixels, déroutés autant qu’affamés, gourmands de ses mots.
Il écrit avec de l’encre sur les canines, pour étouffer demain trop plein d’hiers. Il me tourmente. Me fascine. Prolonge mon prologue. Met du mirage dans mes alinéas. Déchire mes virgules. Abrège mes suspensions avec ses points serrés entre deux marges. Écriture de révolte non résignée, acide, amère, salée.
Sa constante FIN… un mensonge attirant. Il exècre la souffrance, pas la vie. Quand ses doigts s’imposent sur le papier; des lettres de fumée dessinent de petits virages vers sa tempe. Comme un jeu de cachette à la ruse tournée vers lui-même. Des maux privés de censure, qui s’entendent entre eux en prenant place sur l’écran, sans se disputer. Pas de rime. Pas de frime. Pas par pas : la sortie finale se répète, le chemin est comme une courbe plantureuse où l’on glisse vers le repère.
Final Cut… un texte qui aura fait bang dans ma tête. Bang ! Bien, oui, bien avant la neige et ce sempiternel blanc posé sur ma route. Avant d’hiberner sans plan d’éveil. Des mots cousus par sutures, vit /mord, ouïe/nom.
Prénom de l’auteur : Fishturn. Poisson qui tourne. Rebaptisé par la chose (moi) : male mirmade, male poisson/passion. L’homme au doigt sur la gâchette. Roulette rouge, ruse fine, milles syllabes à manger avant qu’il fasse noir.



20 commentaires:
eh ben! tu finis ton hibernation en puissance! et la belle mély qui donne tout ce côté laura palmer à la chose...
j'ai reconnu NIN dès les premiers échos de tambour, et la chanson qui suit, je l'ai écouté des milliers de fois sur the downward spiral, vraiment un des meilleurs albums des années 90.
chapeau!
Well! well! well! Pas une seconde où l'on ne tombe. J'imagine qu'on est sorti par l'horizon. Super trio!
Wouuuuuuuuuuuuuuuuuh ! ! ! ! !
J'vais fermer mon blog sur-le-champ si j'ai droit à une telle homélie ! ! !
Speechless, je suis.
Beau...tout simplement beau.
K : ce qui est amusant, c'est que lors des scènes de l'assenceur, Mély me racontait un pub de gâteaux Vachon...
Jack: Par l'horizon, comme tu dis, avec la colone bien verticale.
Boronali : (rirrrress) si tu meurs je te tue.
Sioran: thankxx sir
bauhaus the hungers ........la faim au ventre et l'écriture sans fin, un aller simple
tell me, tell me where your mind is , t'embrasse muy fuerte même si le silence dort depuis bien trop longtemps
Comment dire ...?
Comme un blanc d'oeuf , tu penses l'avoir bien contenu dans la paume de ta main et puis il t'échappe.
Fishturn c'est cela
mais aussi son contraire.
Sinon...
Je dis bravo Nina.
;-)
beautiful! thank you for your gifts. always i am amazed of how to make the writing, the muse- into the (a) picture, to make it visible to the naked eye.
to weave the music, capture essence.. it is making medicine yes? you are amazing.
you have awakened from your rest with the Bears, good. the spring season comes now to make us drunk on pollen, chase cherry blossoms..
thank you again dear one.
Effectivement, le résultat est magnifique. Je vais également fermer mon blog. On ne sait jamais, si la Louve voudrait m'offrir une autre exclusivité mondiale.
Tu es la seule effectivement à l'appeler male mirmade, quelle belle signature ici nina...
Lubna: t'embrasse autant fuerte même si le silence mord depuis trop longuement. (sourires)
Melo: c'est pour ça qu'ils disent d'aimer la main ouverte ?
Jacksta: miam yes! drunk of pollen. please send a few birds from the south.
Colabo: ne ferme rien, ouvre encore plus.
Katy: c'était pour le faire sourire dans le noir. j'voulais voir ses dents quoi ! (rires)
oui le silence mord dame hurlante, et ma page n'est plus que miettes d'absents, tout comme un peu ma vie.
à la porte de l'été, je vais sourire
take care
Beau montage, vraiment.
Les images sont très belles, la narration envoûtante, et la musique, si... suggestive.
Bravo !!!
bouche bée , scotché et c'est vrai , la modernité là me cloue le bec , et en plus avec mély juin dont je suis fan ! magnifique et jaloux , un peu , de tant de talent !
seconde écoute , oui la modernité du texte est bien la , un second souffle sans doute , mais que je sens de la cruauté , de la désespérance autodestructrice , pourquoi pas , moi au dela des images et de la beauté de la voix , de l'écriture magnifique même si sans issue , je n'adhère pas , par manque de vie ,
peut être n'ai je rien compris , ou suis je trop loin de la ville ,
amitiés
L
J'ai vraiment aimé Mme Louve, le montage et les image de Fishturn, le type assis, avaient putainement de la gueule. Brava.
P.S.: La fluidité d'une telle voix me pousse à demander à Mme Louve si elle a déjà narrer sur du jazz (pas que je sois définitif dans ma théorie d'un bon mix, mais c'est mon pêché minion et je crois en la réussite d'une telle entreprise)?
une belle voix!
Me voilà qui réponds présente bien tardivement. Des plans pour qu'on pense que la louVe est une ourse finalement (sourire). Bon, mea culpa por favor, chers passagers.
L'émotion posthume revêt l'éclat des regrets, les mots sonnent comme un appel, un cri de rage pour sortir de la mort, un cri d'amour pour ressusciter l'ami, un cri dans la nuit juste pour se sentir vivant.
Je hurle avec toi. Mes cris iront-ils jusqu'à lui ?
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