ne cherchez pas,
pas nécessaire
ne verrez ce soir (ou ce matin)
ni photo
ni preuves de séjour
tout de go'
en non stop
me lance freelance
sans contrat
ni assurance
toute la censure du constat officiel
est passible d'arriver
avant l'aube
ici, in-virtuel
avant le jour J
J
pas pour JOIE
J
pour joute
que j...e tournoie et tutoie..
dites....
combien de kilomètres ça fait de possibles ?
entre toi, le maintenant
et
encore de la vie,
en plus,
plus tard...
combien ça fait ! !!?
Faut compter les mois...
Ce papier du docTeur en juin
+
un
je n'irai pas...
=
quoi ?
juin passe...
lent beau et chaud
puis,
viennent les villes
où me suis posée
en décembre, puis en janvier
celle-là parisienne sous-terraine,
ET
cette magnifique belle bruxelloise,
inoubliable
que je ne rêve que d'habiter,
humer plus,
re-connaître encore
à fond
encore
vivante plus de saisons
plouus et mieux
ah
Bruxelles l'inoubliable
ses rues
ses gens
ses livres et odeurs
puis... à venir en janvier
cette normande
en zik Chaek
zik belle zik vraie
ici, maintenant,
où je marche des milles et fais des mètres
avec sur le dos une maison pleine de sac à choses
j'ai trop
la tignasse empestée
non-filtrée sous la fumée
dans ma glotte
du gaz pétarade
sur ma langue se sèche
un goût de vieux cendrier
près de mes paupières
un moine part assisister à la confession de mes voeux
et va déchanter des psaumes horribles
en faussant sans le poids de sa soutane noire
sous l'orgue,
des barbaries
là, moi en fuite
la bouche qui organise volontaire
des sourires avec mes dents
en évitant l'inconfort des couleurs exposées par la toux
la musique fauve et rude, ce souffrir non-dit,
pas avoué
couchés, les bobos !!!
tranquilles,
dans un mouchoir de coton odeur lavande
la main sur la poitrine
tousser !
avoir si mal,
si chaud
que mauvaise humeur de coeur fait
chamade étranglantante...
mais
se taire
pour ne pas déranger
ne point déchirer le silence
la nuit comme le matin
tousser,
avec la mâchoire serrée
là
comme serré est l'horizon
sous ce mistral si fort, que je vole des minutes à mi-dit
que l'étau
est une figure de styliste du cuir ou du bois ou du cuivre.
tousser tant,
que le vent qui entre en crise
fait voler ma crinière aubergine
comme un hélicoptère qui patrouille
ou une samarre qui cherche le sol en plein ciel au printemps
peu compter
peu calculer les minutes
peux importer les restes du siècle
dans une case souvenirs.
peu répondre
pas rétorquer
tousser!
noir
mauve
bleu
matin comme nuit
sans cesser le temporama
la quinte
la cadence
font bobo
telleTant
à m'en déchirer les tympans
à en devenir sourde sous les graves
à en oublier les cancéreux
qui m'avaient offert
leur dernier souffle sous la tente à tubes d'oxygène
avec leur petits visages de mirages terminés
tousser,
pliée par la douleur
à me péter la jugulaire sous le majeur
à faire du feu dans le cortex,
à ridiculiser d'un jet de laid en petit crachat
l'innocence douce de l'enfance, ce rêve qu'on ne meurt pas nous
le mari possible entend,
les amis attendent,
le jardin sous l'hiver fait du gel et du verglas
cracher et tousser !
à faire des flammes horribles
près du moteur coeur
Une cigarette avec un crayon de bois
est un jeu de joies.
Si je te quitte
Sale poisonnante !
M'écriras-tu ma laide ?
Depuis juin donc,
dans le bac -à faire-
je tire plouss loin
et traîne ailleurs dans le tard temps
un papier signé GO ! ça urge : un ordre général
un ultimatum
ouf
du sérieux pas rassurant mais imPorTant
disaient-ils déjà...
les médockants
ces gantés de latex armés de stétoscopes
sousbattant ma chamade toute affollée du froid sec
de leurs regards au diagnostik pas gentil
juin...
on me le proposait donc à l'été naissant
d'aller prendre le temps
de faire
une tite photo de mes poumons...
ra-di-ô Gaga !
le droit m'a dit : no ! out of question, no paparazzi !
le gauche se défila, tignasse à l'air libre
bien confortable et rêveur
avec une arme dans la gueule de soi
et un idéal très assuré
la binette fière,
noble sans nom,
la face curieuse,
les regards en faim
le visage pas nauffrage
du genre
qui ne va pas crever
qui ne va pas mourir, nenni, ô que non
de ça : de la patante noircie qui fabrique des respires compulsifs
suis donc partie en Europe
sans faire la photo-graphie
sinon...
adieu Avignon
on m'aurait, direct là,
couchée sur les draps froids de l'hosto
vêtue d'une jaquette bleue qui dévoile le derrière
pour le regard des mourrants en attente de morphine
voyeusée forcée
dans les couloirs d'un hopital tiermondiste
parenthèses !!!!!!!!!
pourquoi la peur ?
pourquoi j'ai refusé de me faire soigner les poumons ?
mais voilà : haut et fort
(che-nous, au Québec,
aller là,
se faire soigner à l'hopital,
c'est une garantie de risques
une assurance de boucherie,
d'infernale attente sans suivi
du mensonge marié, épousé à la bureaucratie
qui batifIoLLe avec ta vie !
Québec soins = des docs surmenés
des infirmières , une par une en burn-out
des faux diagnostiks
du masacre d'espoir , du carnage
digne des pays tiermondistes !!!!
c'est crever sans boudoir
nu sous une jaquette ouverte sur ton cul
c'est attendre, attendre, sans possibles rendez-vous
des mois, des ans parfois je n'exagère
là....
dans les coulisse de la carte soleil
avec des mesonges plein bides écoeurés
de ces pousses- civières-bureaucratie mal-gérée
être malade au Québec =
patienter des horreurs d'heures
( huit minimum, et plus c'est noRRRmal)
attendre, souffrants
dans d'infernals couloirs blancs jaunes gris ou bleus sales
pleins, bondés, remplis,
remplis ! de malades saignants microbulants
et manquer de bouffe pour suffire à espérer survivre)
en deux
parties de non
veux
peux plus
j'allume
puis agonise
avec du feu de poche
et 2000 quelques produits inventés
qu'on fabrique pour aller aimer encore meilleurement
et fatalement
sans craindre ni cesser de mettre dans les lèvres
l'objet
la cigarette
puis inhaler la fumée enpaquetée en boîte de 25 cancérettes
j'ai toussé depuis des mois
de ce juin oui
et puis encore plus,
les autres pluies et vents venus ensuite
à m'en fêler une côte'
à m'en déchirer l'intérieur
ça hurle !
ma bouche avance vers le filtre blanc
comme une automate sans coeur
qui ne veut que le baiser de la flamme et l'odeur
et le nom dans la boîte cartonnée
mon coeur pompe Pompéi
mes bronches se révulsent
comme avant la fin d'un exorcisme
ça dit :
assez ! plus capable de ce coupable re-re-geste oultra-mécaniques
ça riposte
et bis bip boung
et répète
en duo, en tant tout trop
encore
et assez
mais je fume
en crachant bave et sang
dès la première taf, poff ou touche
ça suffoque et brûle,
du vert,
du sépia,
du glaire odeur transparent
et l'ocre couleur,
mêlée à du noir-rouge dans les mouchoirs
m'avise.
journal d'émois disions-nous...
Suis en plein sevrage
j' fume en coupable plus capable
et tousse
à m'en blesser l'émerveillement



4 commentaires:
Solution. Résolution. Dis-toi que je n'ai aucun conseil à te donner. Mais si tu aggraves davantage ton cas (décrit de main de poétesse), tu peux être certaine que tu seras très bien soignée au Québec... Car les cas lourds, critiques, urgents au sens de vie ou de mort, je viens de la constater à nouveau avec un membre de ma belle-famille, ces cas-là sont remarquablement bien traités ici. Souhaites-tu entrer dans la ronde avec une belle petite jaquette bleue et très peu d'espace pour écrire? Vises-tu une courte mèche dans le souffle de la louVe pour ton show ? Alors, sérieux, fais comme ces louves qui nous actent des grossesses nerveuses! Fais-toi en accroire. Ne bouge pas. Laisse la subtile droille sous-cutane faire son œuvre de boucane. Sinon, achète-toi une poche de carottes pour la vitamine « A ». Pas de viande rouge. Pas de sucre. Décide-le dans ta tête. Je t'aime.
C'est étrange, mais non, je ressentirais presque de la même manière l'incarcération moribonde de l'hôpital...
Claquez cette toux Belle Louve, mordez dans ce qu'il faut qu'il se doit qu'il se peut se faire ! Avignon... j'en veux moi...
t'inquiètes, je cesse cette manie tuante
c'est dur, j'en arrache
et ce qui me fais le plus peur
c'est ne plus écrire
car clop et clavier s'amusent tant ensemble
j'irai pour les photos
mais c'est pas au Québec que je me ferai soigner
s'il y a lieu, pas question.
je n'ai pas les contacts d'un premier ministre,
suis juste une de celles
qui offre presque tout son salaire en impôts
pour des soins
qui ne viennent pas
avant des heures et des jours
dans des couloirs à attendre
attendre
avec un numéro dans la main refermée
<3
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