louVainlaneuVe

JOURNAL D'ÉMOIS

samedi 27 septembre 2014

@nlouve Es-tu des nations qui sont en Amérique depuis plus de 10 000 ans?


il demande je réponds

Petite bête humaine de quel sang es-tu
De quel clan quelle tribu
Qui t'inspires, t'attire
Qui te souffle sur la face
Cette Force Foi Fougue
Qui t'habite depuis petite
De quelles odeurs viens-tu?
Pourquoi tout ce flair, cet instinct
Où Est ce que tu places tes accents toniques
Pourquoi tu mords dans le plan Nord
Que tu scandes, dessines et marche
Drette-là, à l'Ouest sur la Ligne 9

Pour qu’elle ne revire pas son flux
Ni ne noircisse notre fleuve, nos rivières
Je suis Rouge Montagne
Blanche comme le lys à l'hiver venu
Et belle et Bleue
Comme mon Pays nommé province

Pourquoi ces chants de tête
En soliste chez les catho
Et tous ces sons de gorge
Mouillés métissés mêlés
Que tu marie maintenant
Aux grands tambours avec rythme

Tu veux savoir qui forge encore ces verbes
Comment s'épelle géographie
Comment s'écrit le nom de mes familles
Celles-là qui
Fabriquent toujours et encore
Moult souvenirs à raconter

Depuis 10 000 ans
Je préfère le troc et le potlatch
Et, depuis l'autre siècle
Trente-six foyers d'accueil
Deux fois adoptée
Milles paysages partagés
Deux aïeux passeurs de langues et légendes
Une Mère, Terre.

lundi 8 septembre 2014

Viernes

Estelle Conus

Viernes...

Une coquille renversée flotte 

le dos à l’eau libre

Toi, for intérieur, 

tu penses t’y accrocher 
comme à une bouée de parcours.

Tout le nacre, l’irisé
T’éparpille les pupilles
T’épate la tête d’images

Les vieilles ruines se reconstruisent
Ces babines qui t’ont fait monter les échelles de chaleur
Les odieux de rechanges
Les amants de rasage
Les pachas en rasades
Les phantasmes… où l’arène est le combat
Les victuailles manquantes
L’alcôve, l’autel, l’hôte, le tenancier
Les banquiers de trop, taxant, jaugeant l’artiste
Les vieilles ruelles le matin, l’errance à tâtons.

Six pieds de vers multicolore
Six pieds de pour aime
Sortis se taire
Tombés de l’ancre
Coulés sous paupières

Et voilà le cri
Mi miel mi fiel
Le bord du doute
La question à cinq sens
Le oui dit le où nous
Au fort, à l’intérieur.

La coquille se renverse
Ce n’est donc ni une bouée ni un sauvetage
Ni un plan de rêve à décrets

C’est un mirage au factage insolite
Facteur délivrant du factice à la pelle
Missives ô est-ce ô est-ce

Tu places le muret de munitions
En prévision du Berlin qui tomberait dans ta gorge
Emmurer ton mutisme et bouche cousue.
Un philosophe t’écarte les lèvres
Tu t’agites, souffle vers le poète
Tes derniers souffles de la nuit
Tous ceux des jours interdits.

Tu vois le théâtre de l’enfance 
remettre en scène les racines cachées

Voilà Madeleine, la fille du juge
Sophie et Luis au Carré St-Louis
Qui gaspillent le désir
 

Et ce chien blanc qui mange les maillons de sa chaîne, 
pour aller crever l’écuelle vide, 
la caresse absente.

L’île muette fait fondre un fort et un intérieur.

Verre à Vains



Comme c’est étrange, ce verre de cristal dont j’ai tant apprécié, toutes ces années...la musique, le pied solide, la forme forte. En un seul instant il s’est brisé. Comme une gamine j’ai fait Oh !
Puis, ce fut tout.

Il aura fait de jolis sons avec sa paire complice, celle que l’on emporte avec soi vers le haut, caresse de ses choix, de ses lèvres, de ses paroles, chatouille d’heureux silences, respire.

Eh bien voilà, comme ça, un jour, n’importe quand, on ne sait pas, on n’attend rien, on espère tout…

Un jour donc, après une lessive assez vigilante, trop rude peut-être,
ce verre à la musique parfaite éclate,
se brise net
et, de ses tessons
on ne sait quoi faire
que d’éviter la saignée,
la balafre,
la cicatrice.

On se rend compte en poussant les crins d’un balai sur le sol que là,
le mouvement des moult saisons d’antan ne tient pas le temps.

Entre la main et la corbeille, quelques secondes effacent les plausibles demains.

La coupe ne tintera pas plus encore,
sa paire esseulée
ira déposer seule
le bruit amusé de son ventre rond
sur son propre reflet.

L’écho n’est plus audible, plus là, plus possible.

Miettes.
Rapide,
aisée,
une éponge trop pleine passe
et, se dessine subitement un éclat
dans la tête du joli verre… à vains.

Crac. Des tessons.

ne payez pas...(archives février-2009)


:: MIRADOR :: par NADine Samuel
www.myspace.com/kidor33


ne payez pas pour la POÉSIE
si vous refusez qu'elle entre chez-vous
vous mettre À NU





pour se délecter les yeux, filez ici :

............... :::::::: EXPOSITION COLLECTIVE*
NADine Samuel, Peggy Fillion & Johanne Picard


+++exposition jusqu'au 29 février 09


@ L'INSPECTEUR ÉPINGLE 4051 ST-HUBERT, ANGLE DULUTH.

fausses annonces classées


absurde. improbable. surréaliste.


cherche pianiste ivrogne rude et débridé.
grand absent aux répétitions.
bon retardataire.
expérience en travail de ruelle
intellectuel égotiste s'abstenir.


trouvé toute petite perle noire dans moule fumée.
prière de ne pas réclamer.

femme sans voix vend micro, micro-ondes, micro-processeur, micro-filet de pêche, hauts-parleurs et porte-voix neuf.
le tout à négocier



canari divorcé des Îles de la Madeleine
cherche nouvelle cage à Montréal


souliers neufs encore en boîte
cherchent pieds propres


Les sept merveilles de leur monde


Les sept merveilles de leur monde

Le curé qui sonnait la cloche. La nonne qui répondait en arrivant. Le grand-papa tournevis, la grand-maman poèmes. Des voisins vieux, qu’on voisinait comme une famille. Le père concepteur, pour qui Noël semblait, qu’il neige qu’il grêle ou non, idéal pour la parfaite mise en scène d’un nouveau drame dédié à ses sept merveilles mises au monde. Quatre des sept merveilles réfugiées sous la table derrière un masque. Un piano. Une maman qui attend de cesser de tendre l’autre joue, refuse la chaleur forte du tendre, plus aisément, plus souvent, plus longtemps, puis plus encore. C’est comme ça qu’une caresse devient menace, comme ça qu’un  je t’aime assomme et ennui.

Le curé qui sonnait la cloche pour recevoir les douceurs de la nonne. Aimait plus la vivre la vie, que de l’interpréter en chaire, debout sur ses os. La nonne douce, la nonne ronde, qui aimait les crêpes fraîches et la musique de gorge sans orgue. Le grand-papa d’emprunt, qui prêtait des tournevis qui ne revenaient pas et sa douce, grand-maman fabriquée, figure de famille empruntée, qui inventait semble-t-il, des rimes à lire sur le ventre. Un piano. Une seule touche blanche qui faussait. Le père concepteur, ses Noël et ses carêmes imposés, son mépris mal viré, ses tant d’anniversaires soulignés de niet et de nô. L’histoire ne le dira pas, mais on aimera se passer de lui dans celle-ci, maintenant. La maman décaressée enlève Noël à la pelle, profite des anniversaires pour se terrer sous la couette ou, plus au fond, dans l’invitant confort d’un sofa une place seulement. Comme la menace est ignorée, tous les je t’aime des sept merveilles de son monde peuvent bien se passer d’elle, enfin. L’ennui ne pèse rien et personne n’assomme plus ni la première, ni l’autre joue.

Le curé, sonneur de rire grands, qui pêchait plus longuement qu’il ne prêchait. Dorés, brochettes d’appâts au bout d’un fil couleur d’eau, plombs et leurres bien alignés, bancs de perchaudes, truites à griller. L’autel pouvait attendre, puisque prêcher en chaire sur ses os, n’évitait aucun péché. La nonne ronde au ventre chaud, disposée aux ludiques propositions, la nonne femme pour qui la cloche faisait « ô Pavlov j’arrive ». Le grand-papa inventé pour la cause, voisin voisiné, pour qui le tournevis était –prétexte- et sa douce… grand-maman joie, aux poèmes de route à brouter sur le bord du rang de l’Épinette. Un piano qui sert d’exutoire à l’une des sept merveilles de leur monde. Un piano blanc. Le père concepteur tu, l’histoire efface son visage au regard qui penche vers le sol, le fait disparaître dans un alinéa géant, l’enferme dans des parenthèses desquelles sortir, risquerait de le coucher sur la voie, le poing à la finale, sous le lampadaire jaune flavescent de la rue principale en avant. Une maman. Une maman décaressée. Une maman forte sous la pression des assez. Elle enlève maintenant mains tenantes, la neige, et Noël, les carêmes et les anniversaires -à la pelle-. Dehors. Ouste ! Ô ouste hourra ! La vie ne pèse rien et les personnes qui passent ou reviennent n’assomment plus ni la première ni la dernière foi. C’est comme ça qu’une menace s’appelle caresse, comme ça qu’un  je t’aime assomme l’envie.

Des gamins tout athées tout contents qui boutonnaient religieusement quatre-vingt boutons de soutane pour quelques sous dans la poche. Souffler les cierges blancs et mauves, apporter le vin de messe et servir l’oliban fumant au curé près de l’autel. Le curé sonneur de cloches, obligé de temps en temps de fournir un sacrement pour ses brebis ensommeillées. Parmi eux, l’une des sept merveilles du père concepteur et de la maman aux joies débordées du visage. L’une de ces sept merveilles, un garçon tout athée tout contenté, qui, caché sous la table avec un masque sur le visage, pensait à l’hameçon sur son cœur qui commençait à se décrocher. Rêvait… sans dormir bien dur, aux sorties de pêche sans souci avec le gentil curé sonneur de cloches qui aimait la nonne femme ronde toute bonne, imaginait les rimes des poèmes de la voisine la grand-maman fabriquée et, bien sûr, toujours caché sous la table avec son masque et trois de ses frères merveilles…à  l’homme aux yeux pleins d’étoiles, le grand-papa prêteur de tournevis. La maman essuyait les déceptions avec un torchon bleu et les autres merveilles de ce monde n’arrivaient pas à poursuivre les histoires tordues du père concepteur de drames quotidiens.

Pour lui, ce garçon tout athée tout empiannoté de musiques salvatrices, une maison est facilement jetable, tout, tout ce qu’il y a dedans, les bricoles, les babioles, les meubles les draps les taies, les bougies d’allumage les tournevis les fourchettes et les lampes de chevet, les bribes de ce qu’il n’y aura pas eu à inviter, tout autant. Départs rapides et grosse liberté car les il faut sonnent la fin de la faim, comme ces deux mots-là pour lesquels la maman refuse de s’attendrir. De toute façon, chaque retour est trop précoce. Alors il cherche un passeport, un douanier pour l’étamper et file encore, là où c’est bon, ces longs silences de paix. Pour la quatrième des sept merveilles de ces gens-là, une aquarelle anglaise s’explique peu, par bonheur, et une tache d’huile sous la voiture d’une fille sans frein à bras qui file à l’anglaise veut dire des choses qu’il ne dira pas. Avec lui, on peut faire des poèmes à lire sur le dos, avec un électrocardiogramme branché sur la musique de Bach. Pour lui, le tue-tête seul est bien mieux qu’un entête à un casse-tête pour plus de deux. Intéressante petite merveille du monde de Témiscamingue… Mais, ce n’est pas lui qui volait les tournevis du grand-papa d’emprunt. Témoin oculaire seulement.











l'après canicule (archives- lundi 25 juillet 2011)

De la faim à l'enfin (archives 18-07-2009)

p'tit bidulage d'images

vidéo dédié à SYLVIE PAQUETTE avec sa zik
Album Tam Tam
toune : Sous les Feuilles


vendredi 5 septembre 2014

Un jeu de marelle sur le perron (archives 25-avril-2008)

photo par L'Arteur Sylvain Gougeon
-Oui, non, peut-être.
Me voilà qui réponds bien tardivement aux derniers commentaires. Des plans pour qu'on pense que la louVe est une ourse finalement (sourire). Bon, mea culpa por favor, chers passagers.

Vous n'avez pas idée de ce que représente l'analyse complète de sa trentaine, de sa vingtaine et des poussières de souvenirs fabriqués juste avant la première décennie. Je dis ça pour rigoler. Je me suis contentée de bilantiser les 5 dernières années. Des excuses, des excuses, direz-vous ! Bin oui, vaut mieux celles-ci qu'une série de lettres mortes, non ? M'enfin. C’est vous qui avez le dernier mot, à gauche dans le libellé de votre choix.

Inutile de faire des promesses sans prouesses. Ni terrible adieu ni de jovial retour. LouVe dort au gaz comme on dit. Pas l’ombre d’une rime sur la ride d’un papier. Du haut de sa troisième phalange, un muscle adroit veut du désir. Il attend. Il étire le temps. Il déchire le silence, fait tourner le crayon comme une hélice. Même mordillé, le stylo répond : plus tard chérie, j’ai du mal avec l’en-tête. Pendant que le soleil s’enfonce dans le sol et mange la fin de l’hiver tout entier, un escadron de maringouins macère dans l’eau stagnante d’une écuelle, prêt à attaquer de jolies veines gorgées de sang chaud. De l’encre séchée sur le pouce, de la craie pour dessiner un jeu de marelle sur le perron, voilà tout le menu du jour.

Janis & Hendrix (archives-2009)



la route est enneigée
il fait frette pour sortir les doigts.




l'hiver dans ta MTL ville
je marche à la vitesse d'un taxi haïtien 
qui se stationne doucement 
sur Rivard rue blanche gadoue

à la vitesse d'un cafard parti fouiller
le fin fond d'yeux autres hébétés nus
devant TiVi plasma dévortante

c't'hiver 
j'arrive en partant.
je vrille de même 
au ralenti
en avalant par seconde
l'heure complète d'un collet de rousse

l'entre chien et loup fonce rapide et sec
le sépia apparaît à l'aube
 comme en plein coeur du four tout nous
et le smog, le smog je trouve
c'est blizard bébé
le smog
ne goûte pas comme à l'été...

la brume belle s'attend à se qu'on la coupe net
et lui fasse des dessins dans la face

l'hiver ici, au ralenti
dans la MTL ville
qui n'est plus mienne
l'hiver 
sur l'île où je naissais
le temps pense 
aux passés composés sur place...
c'est beau. .......  .
y'a plein de couleurs de têtes
et des lèvres qui plantent leurs douceurs poétiques
et des crinières qui sentent l'alcôve et le salon
ça fait chaud
ça fait du souvenir confortable
ces zoom sur les odeurs de BBQ

l'heurt& Go

je quitte Québec pays
pique une jase avant le vol vers le Midi
pique plus longuement 
que le soleil
ne peut mordre

pas par pas
par pas
par pas

je quitte Bleue Blanche Belle Géographie
en restant un brin plus
en me oustant pour ne pas rater le stuart
je rouge visite
je rouge caresse avant l'adios.

la meute ejecte mon go
et pèse stop
y'a du tango
on y joue de la fougue à deux feux de bois

ça mouille tu sais
de la neige fondue


le temps file ma laine
mon coton jean est usé
je criss mon...
champs est plein d'étés

l'hiver ici
le ciel mange la lune
la neige grimpe sur l'horizon.





mercredi 3 septembre 2014

jeudi 21 août 2014

Mon veil ami d'amour, Gerry Perry

 Gerry Perry , Guerrier du coeur.
Mon si bel et grand ami, mon complice, mon guide.
Moult merci à toi, bel être Humain.
Reste beau résistant jusqu'à la fin,
jusqu'au dernier souffle
aux derniers chants
aux derniers KM
Je t'aime tant mon beau Daddy Gerry.

Belle âme, te veille et te checke
Grosses bises pleines de tendre vers toi !!!!

voir ici: le documentaire tourné à l'automne 2008 
par l'équipe de KM ZÉRO
http://kilometrezero.telequebec.tv/emission.aspx?id=20


lundi 18 août 2014

Gaspésie pas quittable

Merci toi ma toute belle,
ma beauté fascinante,
ma couleur d'âme,
mon exil,
ma forteresse aux MILS coins boisés
ma planche à frotter les bobos,
ma mirobolante !

Merci pour toutes ces années où tu as patienté mon retour.
Mon cœur mouille jusqu’à mes yeux de sel et d'eau
Tellement c'est difficile de te re-quitter.
Je t'aime, t'aimerai
et te retrouverai Si chère GASPÉSIE.
À dieux
à touttttt 
;-)

samedi 16 août 2014

vocalises y acapella

Miam la vie ! par ici la r'voyure ;-)

Parenthèses ouvertes

MainteNow .,.,.,.,.,., ---- .,.,.,.,.,.,.,., je parle le morse

jeudi 31 juillet 2014

Gerry Perry, Guerrier du Coeur



Quelques jours, en fait, une semaine avant de décoller 
pour ma  magnifique virée d'un mois en Europe,

l'équipe de KILOMÈTRE ZÉRO  me conviait en Gaspésie afin d'y tourner un documentaire sur un homme qui aura changé la vie de milliers de petits êtres humains...

Gerry Perry que, 
mon feu merci, 
la vie m'a fait rencontrer 
à 16 ans,
 là, 
en haut d'une superbe falaise, 
aura reçu gratis sur sa terre pendant plus de 40 ans, 
des voyageurs de
 partout dans le Monde.

Voici donc le lien vers le site de Télé-Québec, l'Émission KILOMÈTRE ZÉRO

un vrai bon et gros merci !!!
 à :   
Mathieu Boudreau 
et 
à Julien Leblanc

pour leur amabilité, leur douceur, leur gentillesse, leur humanité

Voici voilOÙ et comment visionner :


roulez à droite, allez à : LE KILOMÈTRE DE PLUS

Gerry Perry, guerrier du coeur

et pour visionner l'émission intégralement :