J’ai répondu :
Nan, j’peux pas, j’ai la langue prise sous la neige.
Elles m’ont traitée de feignasse. Pfff! Ok. C’est pas grave, j’ignore ce que ça veut dire et ce n’est pas dans mon dictionnaire. (Paraît que ça veut dire paresseuse, tsss…tu parles! Mélasse je connais. Vinasse aussi.
Zzz. Ché pas… j’ai dû faire une indigestion de flocons. Quoi ?! Z’avez pas vu au p’tit nord de la Grande Amérique, y’a des pieds et des mètres jusqu’aux toits, j’vous dit ! Pour moi, faut croire que les deux
Marie se prennent pour dé-boucle-dort. On n’leur a pas dit que l’ombre d’une louVe se cache dans une grande ourse cet hiver !? Le silence est dedans/dehors, puisque la parole n’a pas d’agent. Bin oui, voilà, depuis novembre, je fais une expérience extraordinaire : j’hiberne pour la dernière fois. Alors, forcément, ça exige une certaine désorganisation, une perte d’appétit, de la lenteur, une improvisation fort complexe. Il faut : ratisser les ratés, prévoir l’accumulation de bilans, fabriquer quelques frissons à la vapeur, traquer les données par comptes routes, et parfois, oui, par froid, en perte de foi, faire des pirouettes affalée sur une bonne braise d’amnésies.
Elles comprennent pas. Sont en Europe dans la France. Alors elles titillent, elles se questionnent, elles veulent des mots, des phrases. Elles s’inquiètent, ça les démange, elles demandent. Elles disent : parle. Elles disent : jase. Elles disent : où t’es, tu t’hais, tu tais ?
Voilà ti pâs qu’on m’invite aux aveux. Que mes aïeux ne brassent pas de poussière dans leurs urnes, je ne dirai pas ceci, cela, ni ÇA. Promis. Jury caché. Le vieux voisin aux longues mains peut encore poursuivre les petits anges des campagnes, faire tits galops et grands soupires sous sourires ; Dieu ne pardonne pas les péchés inavoués. Que mes aïeux m’excusent, j’ai oublié la recette de cette crème brûlée, ailleurs… sur un comptoir zinc.
Taguée la louVe. Bang! Comme ça. En pleine expérience de léthargie volontaire. Au beau milieu de sa fantastique hivernitude. Faut le faire. Z’ont du culot les deux Marie.
Aveux suggérés : 5 choses psycho-toniques, 5 secrets simili cuirassés, 5 fois dire sur moi les émois. Que les triple w hennissent, c’est sous l’anonymat d’un avatar et d’un pseudo que la wolfette doit faire des ouf et des stépettes (voir dictionnaire des expressions québécoises)… Go! Vlan. Voilà : Je ne sais pas compter (ça en fait 2/5).
Je suis bonne joueuse. Et de 5 (je répète, je sais pas compter. je passe donc le 3 car il a deux gros ventres et n'a pas de colone et... le 4 aussi tiens, car il me mélange en proposant et la verticale et l'horizontale ), 5 ièmement donc :

vous donne mon pied à plat sur un papier, avec la griffe du docteur sorti par temps de tempête pour la cause. Remarquez qu’il n’y a pas de prénom pour la née neuve. Pas de nom propre. Fallait déjà trouver une maison et une maman. Pas évident du ventre de l’incubateur. Je plaisante, m’en souviens pas. Tant mieux.