louVainlaneuVe

JOURNAL D'ÉMOIS

lundi 19 octobre 2009

Interlude

Cette magnifique chanson de Lhasa de Sela tourne la page
de juillet
à celle d'octobre.




dimanche 26 juillet 2009

ainsi soit-il, amène ton bicycle !




Il roule pour la Paix, ainsi soit-il.


Le rêve, c‘aurait été qu’une meute de meufs se mettent à le suivre dans ses dédales, ou… derrière ses pédales de bécycle. Idéalement (rêvons) des écrivaines, musiciennes, cuisinières, fines-fines gastronomes, gourmandes par défaut. Du genre bédéistes pédaleuses, femmes d’encre sans ancrage, curieuses allumées capables de réparer des crevaisons le sourire aux lèvres et de veiller les orages... :) ;)

Mais l’histoire raconte plutôt que le mollo mollet Mc Comber aura jusqu’à maintenant roulé sans catiche ni poulette, sans doctoresse ni ogresse. La paix !

Zout ? Nan ! Seul, on le sait, la route mène à des rencontres improbables à deux ou dix. In solo, on rêve à notre mère amnésique, à nos vieux chums d’enfance, à quelques patrons colons qui ont eu le don d’être plus qu’irritables.

Et, en cas d’urgence, d’ennui, d’envie terrible de rentrer illico par manœuvre magique… il pourra toujours se réconforter, le nez dans le ronron d’un chat sans domicile ou piquer la guitare d’un troubadour pour en tirer un très long blues qui finit bien.

Bonne route, beau brave !

dimanche 19 juillet 2009

Santé Québec !


ici au Québec, le système de santé c'est...un tier-monde kafkaïen où règnent fonctionnaires procrastinateurs versus docs au privé gobeurs de fonds. on a affaire à un système engorgé, les listes d'attentes pour des soins sont démesurément longues, le personnel est épuisé, insuffisant, le gouvernement ne sait plus comment gérer depuis des décennies.

prenez la photo
la semaine dernière, un petit garçon a attendu 25 heures à l'urgence avec une fracture.
éteignez le flash et grognez.

ici, tout est compartimenté, géré, contre-proposé
numéros, région, secteur,
prénoms, noms et groupes sanguin.
tension artérielle,
nombre de respires à la secondes
lits, draps, chaises
cubicules (en France on dit BOX),
les couloirs, l'attente.

les patients se taisent en serrant les dents, depuis des générations.
les journalistes témoignent de temps en temps
les gens du peuple lisent les nouvelles, se révoltent, s'offusquent.

ensuite, silence de mort.

le scandale ne dépasse pas le seuil de la jase de salon.
person dans les rues. person personne ne sonne la cloche ou le glas.
apathie du témoin, comme d'hab. révolte de boudoir éphémère et insipide.
on chiale pendant le café, tranquilles affolés, en lisant les grands titres.

puis, on passe à la page des petites annonces ou... des faits divertissants.

au QUÉBEC ... on soigne l'industrie de la pharmacie, pas la santé !

bin oui, c'est vrai qu'un voyage de pêche et ou de chasse
payé rubis sans sondes
aux médecins moullllti prescriveurs
stimulent l'économie du tourisme high class.

alors donc,
euh euh hourra !
les petits gros-bobos-je reviens
se gorgent de pilules, gélules, cachets
se gavent de moult prescriptions de tout acabit

et hop ! patient anonyme
surtout n'insistez pas, je vous prie.
n'entrez point dans les détails.
ne dites pas où vous avez mal
car moi , ô suprême docteur,
j'ai
mon crayon
et mon papier de prescription
déjà tout pré-préparé.

IRONISONS, mais à peine ....

pour un doigt coupé et une paupière ouverte jusqu'au front, un pied mauve ou une veine bloquée près du coeur, prière de se pointer à tel étage en passant par le corridor du sous-sol et par la cafétéria d'abord. ensuite, tournez à gauche et choississez le côté le moins engorgé. pour une fesse qui ne parle plus, qui refuse de faire sortir un seul son, c'est à dire pour des intestins bloqués jusqu'à l'oesophage, marchez très droit jusqu'à telle clinique externe que vous choisirez vous-même. prenez d'abord ou ensuite un rendez-vous avec le gestionnaire des agenda. respirez, patientez calmement et avancez sans rechigner. pour un bouton sur le palais ou dans les narines, un crane qui hurle migraines ô migraines, pour des douleurs pelviennes et ou des pustules et de la fièvre et une pneumonie ou la grippe A porcine ou bovine... voir la secrétaire pré-retraitée du docteur Acnée-Bedon-Pulmo-Broncheur. pour un cancer, tsss ! veuillez faire la queue, derrière les autres, svp. vous n'êtes pas seuls.... et on a pas que ça gérer !

samedi 18 juillet 2009

annonces classées


absurde. improbable. surréaliste.


cherche pianiste ivrogne rude et débridé.
grand absent aux répétitions.
bon retardataire.
expérience en travail de ruelle
intellectuel égotiste s'abstenir.


trouvé toute petite perle noire dans moule fumée.
prière de ne pas réclamer.

femme sans voix vend micro, micro-ondes, micro-processeur, micro-filet de pêche, hauts-parleurs et porte-voix neuf.
le tout à négocier



canari divorcé des Îles de la Madeleine
cherche nouvelle cage à Montréal



souliers neufs encore en boîte
cherchent pieds propres


De la faim à l'enfin

en attendant de comprendre comment biduler et monter avec mac pomme...

en reprise :


jeudi 16 juillet 2009

ouais... mille après mille.

Le duo Patrick & Renée Martel me donne plus de frissons

mais bon...
c'est bô de voir l'Ariane fougueuse et le Karwa se déhancher
en ce jour ...
BLEU SAIN








dédié à.

mercredi 15 avril 2009

Nina louVe en entrevue

Toujours alive and kicking, voici Nina louVe, en primeur mondiale, live au café Matthieu.

À propos de l'écriture de Du Braille sur la peau.




Et Du Braille sur la peau, version imbriquée, pour votre confort auditif.

jeudi 26 mars 2009

Du Braille sur la Peau


mercredi 25 mars 2009

TourneVis

pondu live chez le métis algonquin




Quand X. a pris le tournevis, j'suis devenue red carême. blanche guimauve. bleue comme mer.

 

j'sais pâs, mais St-Toc.. GrRrr ! ça me faisait l'effet d'un gun russe à la roulette arrêtée sur ma glotte.

 

du brie dans les yeux il avait le confrère enragé.

trop de témoins, too late babe pour ne pas l'enfoncer ton arme rude. alors... il avance le feu, le volcan con, il avance . complètement ivre de sa colère.

 

pour pas souffrir, j'ai rêvé, les 3 secondes qu'il me restait avant de finir de vivre pis respiré, ouais ! droite et belle de bonheur, de même, les lèvres ouvertes en imaginant la salive et la chaleur de tous les baisers qui étaient venus se poser, ici, dans mon visage. rêvé à un grand champ de maïs où jouer à la cachette. le blé d'inde. les amis , la meute, le fils, la blonde , le pitou, les noires corneilles, les cèdres full moustiques. j'ai rêvé que c'était fin juin, que l'épluchette s'épluchait, qu'on mettait du beurre et du sel. pendant ce temps, c'était l'hiver et le tournevis m'est rentré dans le ventre finalement, pis dans la bouche...

 

crémeux le dernier instant.

lundi 23 mars 2009

Valenciennes Paris, 1994.


petite fiction composée donc. un cadeau sans fin.

Now. . . here, posée ici. Depuis le : 25-02-09.

 

Maintenant donc. Suis en Europe à Lillebonne. Serai repassée, une décennie plus loin dans l’ temps  par cette ville.  Valenciennes ! Ça, ce presque pays, ces grandes cathédrales, ce ciel beaucoup trop large pour une petite femme d’Amérique bleu boréal. Beaucoup trop bas le cyan de juin brûlé en buvant... OH !!! to much, St-Tok ! Verry trop.. elle en exil, un jaloux saoul inhibé inconfortable et un blond à la pédale rude.

1994. Juin. Chaude l'asphalte. Ma tête tombe derrière, noire, en vitesse lente. Passages réduits. Péages. J'ai faim mais... disent-ils : tss-tss ! pas l'temps d'arrêter, chérie. 

En voiture. Ça roule. Trois dans la caisse. 4 roues, une de secours. Le top est ouvert, facile, comme un zip de jeans. un doigt. 3 quart de secondes... et c'était faitte !

J'ai jamais senti ça, 243 km à l'heure me titiller les tripes. Jamais ! J'ai pas peur et je m'en inquiète... Euh... Pourquoi le terrifiant j'aime ?!!! 

Devant, fûts ouverts sur la braguette. Bières tablettes remords..ées, regrettées… Des km… des km à vouloir sortir la gueule par le pare-brise pour bouffer le vent, à l’aise.

 Çeça, c’était cette épinante route :

  -Belgique to France-

 Pour le blond à l’égo mangé par l’encre et les promesses de gloire suprêmes… 

«  Je suis Suédois, riche. Vous... des zout, des niants, des glas pour hier, des grabats lovés, de la pauvre et pâle mièvrerie, du mirage....prétendaient ses regards, en checkant de haut nos assiettes de riz au poivre... 

-Moi ! Moi ... je la gagne moi, ma vie, avec les livres» 

Ouais, la route refusait de défiler assez vitement. Tsss ! Je l’entends encore le con … me prouver qu’il était raté, looser, ses rêves mangés. Sa plume pis son ventre copiaient in translation, platement, la fausse fiesta  disco d’une boule de plafond. Reflets pauvres d’un autre, de l’autre qui pond le vrai.

 Les gros nombrils qui s’écoutent parler tout le temps et les riches désabusés m’ont toujours fait grincer l’ivoire, sifflé baveuse l’œil cramé, rude louve, direct là : grincer entre les mâchoires et la langue.

 GrRrR !

 1994 donc. Juin. Chaud. Trop de fric. Pas assez de fun. Un français qui me sniffe les aisselles. Fabrique des smilz gastronomiques. S’invite. Reste.

Été, 1994, juin. Rien derrière. Pas de vue devant. Je pars, simplement. Le doc a dit : Go mam’zelle. Now ! Z’êtes prête pour la faim encore. Le voyage va durer finalement. Pardonnez-moi le diagnostique, svp. Je ne voulais pas vous … blesser. Z’êtes pas si pire, 50 mois de prises sanguines, le résultat s’avère en finale négatif. Je suis tout surpris.  Comment oser ne pas en mourir  Madame… Mais bon. Je vous annonce….z’avez pas crevé.

 Ô…ké Doc. Send me fast la preuve, une missive écrite. Je vais dire à mon chien qu’il n’a pas de testament à gérer, à mon fils qu’il pourra embrasser encore sa mère, à ma meute de proches aimés que je ne souriais pas faussement mais… que parfois, parfois, je manquais d’appétit pour les accolades salées.

 Go ! Ciao.

Billet, guichet, avion, go !

 Simplement, avec Bourguibougon, le frère de Chably, mi love, partie.

 Exil festif. Ouais ! Fêtons la fin des serrages de garrots hebdomadaires, plus ces minettes infirmières joliment parées. Done ! Fiestas Grandes bouffes et toast pour  la fin de l’épée Damoclès, des serviettes de bain à –ne pas partager-, des brosses à dents jetables, du secret, de l’indicible...

 Mtl, Bruxelles, Valenciennes. Valenciennes Paris.

On a quitté Bruxelles sans voir Oostende, je suis en tabarnak. Mais… Je ris. Dans le fond de la caisse de riche, les fesses colées sur le cuir trop hot  de l’Allemande à 75 000 piasses, s’ti, je ris dans ma tête.

 Oui, j ‘me rappelle fort, les péages qui défilaient…pis la vitesse à laquelle il fallait se taire en sortant le passeport. Fallait pas jaser aux douaniers.

Oui. Trois silences coincés roulaient, rapides, vers leurs présentations officielles In France.

Shit ! J’ voulais pas quitter la Belgique avant Oostende.

 

 (je n’aurai jamais vu Oostende. )

 Valenciennes... La fois où…

la fois 

-où j’ai refusé de rire-

Good ! dammed them ridicules cheep shots !

Valenciennes croisée par la route. Dans la voiture de luxe, trois bêtes assises. Une qui fume, un qui fixe, l’autre qui pèse s’ul gaz pour arriver à temps pour le butoir. La date est passée, y reste l’heure qui refuse de passer outre.. Deux qui réservaient le crade humour … pour la poulette du Québec….


émois pâtinés



Le gratin était assis dans les gradins de l'Arèna Maurice Richard. Y'avait de la musique pour les smalas réunies. Du gogo, du yaya, du yéyé, du ska cé ça, du pas rapport. Les famille réussies étaient assises dans les rouges, guidées, fardées, pomponnées, nez en l'air sur sièges chauffants; les sièges rouges : zone service rapido. Ça riait fort que l'diabe.

On faisait chin chin macawouine. Hum. Ça fait pas trop d'son des verres de plastique, pis en plus ça goûte un brin méchant . Bon. On checkait la pock rentrer dans l'but adverse et rouler, glisser jusqu'à l'allier droit. Faisait frette dans les bleus.  On avait gardé nos tuques pis nos foulards. 

J'pense que Les Canadiens de Montréal ont gagné... contre Ottawa. 5 à 2. 

On est parti avant que la foule nous fonce dedans . On a pris l'métro. 

Soirée bin bin bin bin ordinaire. Sans plomb, ordinaire sans diesel. 
Pas de chapeau, pas de solo. Pas de surprise. 

Une foule est une foule. Une foule est une foule. 
Ça m'inspire rien de très prosaïque. 


j'aime mieux grimper dans un grand pin.


samedi 21 mars 2009

slam possible



Ah oui. Je comprends…ké. Certes. Hum… Oui. Sûr. Ouais. Je saisis. Je déguerpis. Je pèse sur le piton EJECT. O…ké babe, so long. Je quitte l’alcôve, ton cœur, tes bras, des draps qui sentent nous. Now. Tout de suite. Vite et bien net, nette. Maintenow oui. Oui. Puisque c’est un répond non qui hurle à la sonnette, un non qui déchante, qui fermente dans ta fête. Ma tête veut plus. Ta tienne ne veut point. T’as peur belle bête humaine ?  Je vois, tout. Les aléas, les risques le péril. Le je passe go et réclame 100 euros. Mono. Solo. Polis sommes. O…ké. Yes. Oui, in deed, pourquoi pâs cesser chair et foutre, et puiser en contre alto hors pairs, airs et doutes, chéri. Épuisé. Tu crains joies comme peste et venin, viens, peste et vérole. Pestons, pé...tons. O…ké bel amour bref. Bref, bel amour, bref, ô…ké, l'horizon devient verticale, je me tire une balle dans le pied quand je dis je …t’aime. Hum. Compris le thème, vu, aperçu sabots de Denver, ça… le saboteur malin entre ton cou et ton ventre, pousser fort le gong du glas. Non. Plus ton nom et mon ventre mêlés. Non, plus ta langue multicolore, ces verbes, cette verve, ces vers qui me plaisaient jusqu'aux pieds à ...partir. Ah ! partir de la tête. Plus ces sons de sel, de base guit, de flûte indienne. Flûte ! St-Tok ! Plus ces râles, pas la perle rose sacrée, sucrée, rare, ni ces instants sacrés. Plues. Plus du tout. tout, Du. Tout des tout. Fin. Fi. Ni. Niés. ces sons. ces dos mouillés, ces do, ces rais de soleil sur la couette. Chouettes... ces ré, mi, fa, soul, sol, soul, sol soupirs. O…ké babé. Ne le ferai plus. Plus nécessaire, plus, du tout, soupirs. tout est ô…ké cool. froids, sommes. ô...ké tout est okay, cher. Fugace. Cher. Fini. Cher fermé.

 

Bye bye ciao ciao ciao

Oustés peaux et mots

Hourra !!! Oust oust hourra !

à bras fermés à bouche qui ne veut plus.

Oust oust hourra, bye bye la faim

La fin.

La faim

La fin.

 

Merci thank you too

pour l’éphéméride rouge et les aurores boréales.

je ne peux pas 

pas par pas

pars pas

par pas

par pas par pas

t’attendre 

alors ton tendre je m’en passerai.