JOURNAL D'ÉMOIS

Aucun message portant le libellé Rèche ROC. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Rèche ROC. Afficher tous les messages

mercredi 10 mars 2021

Parler de ÇA

bon parler de ça. les mots qui font mal

viols, violences, absence de sens

coups bas

coups durs

ces frappe dans l'dash

Photo Nina louVe, Mexique 2020

le ton qui hausse, les west-titi de grandes bouderies,

ces silences qui claquent les portes

d'Est en Est, de Sud en Sud,

de Mords en Nord


sons -face à face-

fades rudes frettes

secs regards, plissages de visage

du fiel à bout portant

haRrrgnNe monstre


ça, it lui, elle : cet aimé.e parti en vrille,


(.le...gendre... ne ...sait..pas ...dire...il.....ou elle.....icitt)


Ça

te regarde de si proche,

que les pentures de tes iris tomberaient

eh mais oui, tu l'aimes tant que tu

lui offrirais ta bouche

et toute ta salive à boire.


oui, c'est d'même, doucement que

Ça

commence

désirs-plaisirs versus ... hit.


comme ça, juste comme ça

avec de nombreuses petites

impertinentes impatiences

de l'incompréhensible susceptible


puis, les coups de poings sur les poèmes !

les couteaux dans le dos du divan

.-.-.-.oussé que.=.=.=.

couché.e

tu l'espère quand même

m'aime même m'aime


blême ou rouge ou noir, lui it elle

terrifiant en mauve de rage qui vocifère.


tu penses qu'il it elle

va se calmer, que tous ces moments

à peindre, faire de la zik,

cuisiner en joie

reviendront


mais non, naon.

te disent famille et ami.es

que tu ne croiras pas...

qu'il it elle, t'auras dès le départ et l'arrivée

fait quitter.


seule

sola

alone

isolée

tu es plus belle victime

à écraser.


mais tu es force foi fouge

n'es pas écrasable,

tu remue, tu te défends,

tu rends vivante toute la mort

juste en ouvrant tes paupières

les lèvres

juste en couchant ton ventre

avec tes mains

maintenow


(oh et puis...). continuer sur world, ne pas squatter ici


P.S. si j'étais le X au 4 ans dans l'urne,

prêt à voter, je saurais d'emblée

que chaque élu.e ne mettra pas

ses culottes

à l'heure venue


des promesses sans prouesses.

promesses sans prouesses.

promesses sans prouesses.

Des promesses sans prouesses,

c'est d'même chaque fois.

lundi 8 septembre 2014

Viernes

Estelle Conus

Viernes...

Une coquille renversée flotte 

le dos à l’eau libre

Toi, for intérieur, 

tu penses t’y accrocher 
comme à une bouée de parcours.

Tout le nacre, l’irisé
T’éparpille les pupilles
T’épate la tête d’images

Les vieilles ruines se reconstruisent
Ces babines qui t’ont fait monter les échelles de chaleur
Les odieux de rechanges
Les amants de rasage
Les pachas en rasades
Les phantasmes… où l’arène est le combat
Les victuailles manquantes
L’alcôve, l’autel, l’hôte, le tenancier
Les banquiers de trop, taxant, jaugeant l’artiste
Les vieilles ruelles le matin, l’errance à tâtons.

Six pieds de vers multicolore
Six pieds de pour aime
Sortis se taire
Tombés de l’ancre
Coulés sous paupières

Et voilà le cri
Mi miel mi fiel
Le bord du doute
La question à cinq sens
Le oui dit le où nous
Au fort, à l’intérieur.

La coquille se renverse
Ce n’est donc ni une bouée ni un sauvetage
Ni un plan de rêve à décrets

C’est un mirage au factage insolite
Facteur délivrant du factice à la pelle
Missives ô est-ce ô est-ce

Tu places le muret de munitions
En prévision du Berlin qui tomberait dans ta gorge
Emmurer ton mutisme et bouche cousue.
Un philosophe t’écarte les lèvres
Tu t’agites, souffle vers le poète
Tes derniers souffles de la nuit
Tous ceux des jours interdits.

Tu vois le théâtre de l’enfance 
remettre en scène les racines cachées

Voilà Madeleine, la fille du juge
Sophie et Luis au Carré St-Louis
Qui gaspillent le désir
 

Et ce chien blanc qui mange les maillons de sa chaîne, 
pour aller crever l’écuelle vide, 
la caresse absente.

L’île muette fait fondre un fort et un intérieur.

mardi 14 août 2012

Belle telle qu'Ève

"Le ventre vide la tête remplie de lune"


Pour survivre, qu'elle chantait, la belle telle qu'Ève !


De l'amour tout plein et des nuages gorgés de soleil pour ta grande envolée.

Belle femme vraie,  je t'm pour hierS et après.


une ode à l'amitié
"Belle amie, je dois te quitter"



Sans s'en faire... je t'mmmmmmmmm


samedi 30 décembre 2006

SEPT à table
























"Songe de louVe" par Sylvain Gougeon, pastel sec sur papier


Elles étaient sept à table. C’était l’automne et la pluie battait la cadence sur le toit de tôle. Tôle grise et rousse, bosselée, cornée comme un livre refermé sur le liseur. Dehors, concert rural de grillons mâles, en fa majeur ! 

Opus étrange de brume mouillée. Éclairs en vue.

Orchestre discordant, dissonant. 

Chœur affolé, criard, plaintif, discontinu. Signé et mis en scène par les geais bleus face aux félins rôdeurs sous les cèdres. 

Insectes mourants dans la lumière d’une lampe à l’huile. 
Moustiques, cigales, énormes frelons. 

Douleur. Piqûre qui perdure.

Tonnerre qui jase. Tonnerre qui, brute brut, interrompt la science 
du silence.

Même les animaux iraient se cacher

Même le souper de fête se débaptiserait de son titre d’amuseur.

Sept femmes, assises debout dansant faisant ces grands gestes de joie. 
Armées de fourchettes, dégorgées des devoirs, bien, 
à l’abri de ce déluge automnal.

À chaque bourrasque, un très vieux chêne racoleur frôlait 
comme intrus la vitre du salon. 

Ça les amusait d’imaginer qu’un revenant les espionnait pendant qu’elles découpaient l’animal dans l’assiette. La nuit s’en venait leur dire des secrets catastrophe. L’indicible parlerait. Mais ça, elles ne le savaient pas. Ni déjà ni encore…

Sept belles assises jouant à trinquer. Brindar ! Şerefe! AUF Ihre Gesundheit!! 
Pourtant, je vous assure, il n’y avait pas plus vrai que leurs sourires.

Qui est le monstre ? L’oubli ou le si lent souvenir…
Un simple rendez-vous gastronomique affectueux, où délices de dire s’emmêlent avec les sucs salés des viandes rôties.

Elles saignent encore ! Du vin pour toutes. De l’eau dehors de l’eau dedans.
Une pluie, un orage, une montagne sous néon ciel.

Sept femmes armées, aimées, aimantes, jolies mères, ex-filles, là, ensemble, réunies par l’amitié, vivantes et vraies.

À table encore dit l’hôte ! Passons joyeusement aux aveux. Puisque nous avons mangé toute la viande et les fromages. Qu’il reste le dessert.

Un café, un thé ? Bon. Puisqu’il est bon de se connaître plus et que la plupart des bouches sont pleines. Puisque de ce cas, de ce sujet grave nous n’avons jamais discuté…


Toi M, svp, parle la première.

Moi ? (silence) Euh… Oui.Quoi !!!! Non. Pas ça. Pas ça pour toi. C’est horrible !
Qui !? Toi… aussi ?
Toi ?
Toi ?
Toi!!??
T..oi ?

Une seule, juste –une- de ces femmes à table n’avait jamais été violée, ou abusée durant son enfance, disait-elle. 


Disait-elle...