Vous n'avez pas idée de ce que représente l'analyse complète de sa trentaine, de sa vingtaine et des poussières de souvenirs fabriqués juste avant la première décennie. Je dis ça pour rigoler. Je me suis contentée de bilantiser les 5 dernières années. Des excuses, des excuses, direz-vous ! Bin oui, vaut mieux celles-ci qu'une série de lettres mortes, non ? M'enfin. C’est vous qui avez le dernier mot, à gauche dans le libellé de votre choix.
Inutile de faire des promesses sans prouesses. Ni terrible adieu ni de jovial retour. LouVe dort au gaz comme on dit. Pas l’ombre d’une rime sur la ride d’un papier. Du haut de sa troisième phalange, un muscle adroit veut du désir. Il attend. Il étire le temps. Il déchire le silence, fait tourner le crayon comme une hélice. Même mordillé, le stylo répond : plus tard chérie, j’ai du mal avec l’en-tête. Pendant que le soleil s’enfonce dans le sol et mange la fin de l’hiver tout entier, un escadron de maringouins macère dans l’eau stagnante d’une écuelle, prêt à attaquer de jolies veines gorgées de sang chaud. De l’encre séchée sur le pouce, de la craie pour dessiner un jeu de marelle sur le perron, voilà tout le menu du jour.
