louVainlaneuVe

JOURNAL D'ÉMOIS

mercredi 16 juin 2021


Photo Nina louVe
Autoportrait ;-)
Vancouver avril 2021


13 e Féminicide, Juin 2021

 

Femme moult fois révulsée

Sous l’arc, dard regard

de  l’homme TNT

 

Ainsi née

D’un coup de langueur

Prise de foi

Entière donnée

Puis, la peur qui marche à petits pas de doutes

Tangue, danse

 

Toi si belle

Debout, contre le mur

Couchée au sol

entre jouir et jouer

le différent avait séduit

 

Bien vite,

le différend fait paf

Il entre tout ouïr et te taire

Te terrifier, te terrer

 À en effacer de la face tout sourire,

 

Homme TNT

Ce mangeur de pudeur

 il aura volé ta fin de vingtaine

Vent de fiel, vent de fiel

 

Marie-Fée, Marie-Fougue, Marie-Framboise

Cramoisie sous la hargne de ‘’mister vent’’

 

Maintenant c’est lui l’incinéré

Toi si belle d’avoir pagayé

Ramé sans rager

Aimé encore aimer

 

Viens, allons marcher en ville

Ce matin partons

Restons jusqu’à l’après mi-dit

Comme deux adolescentes

À rire en se tenant la main

Viens, partons vriller

Avec dans le cœur

Une douce pensée prière

pour cette femme qu’hier

un autre tordu aura assassinée

 

lundi 14 juin 2021


Photo Nina louVe juin 2021


*Mise en garde* 
Catégorie Frappe dans l’dash 

 Document vierge page 1 sur 1 .-.-.-.-.français Canada .-.-.-.-.-. -,-,-,-

début de poésie,-,-,-, sans plage ni alinéas 
 seule une page prendra ma charge 
mon élan est pris depuis des décennies 

comme disait Brel : ‘’J’arrive’’ sauf que moi, n’ai pas fait qu’Arriver 

ai tracé depuis l’enfance 
à la nage, au burin, en creusant dans le sable jusqu’en Chine 
en avalant des pépins de pommes d’Adam 
en pleurant rageant l’absence d’Ève 
 et des milliers d’autres suicidés, trucidés, battus, 
 blessés de l’échine aux lèvres 
les mains mauves d’avoir mangé la volée des bonnes sœurs avec leurs règles 
violés moult fois par les monstres catho 
laissés nus des heures dans les douches plus-que-glacées 
 rasés… supposément pour nous épouiller 

Ô Canada, Haut-le cœur 

Bis mon élan est pris depuis des décennies 
comme disait Brel : ‘’J’arrive’’ sauf que moi, n’ai pas fait qu’Arriver  
ai tracé, depuis l’enfance fait des dessEins 
drette sur la géographie 
des papes, 
des mini sinistres au parlementages
 ces hommes et femmes que l’on appelle encore (!) de nos jours honorables 
dé-colonisant les oppressés 
dé-coloriant racisme et haine 

bas Canada ../.speak white../. ô Canada  

Haut le cœur Canada 

cette hymne qu'on a chanté lors d'une récente partie de hockey juste après cette minute de silence silence trop court ./ dédié au 215 restes d'ossements cadavres d'enfants retrouvés dans le charnier du pensionnat indien de Kamloops 

 faire un pied de nez à tous ces tourments qui donnent le tournis 
à cette épreuve de pauvreté d’esprit et de jugeote ce Ô Canada
 s’enlise et s’enfonce là, 
pointé à l’ombre de mon doigt DoNNeur 
mon doigt d’Honneur 

ce soir minuit mi-dit sortir sous le vent ventiler 
demain mi-fièvre mi regain 

chercher forêts fleuve lacs kayak 
pour trouver à panser cette incommensurable douleur 
-/-/-/-=/qu’est-/-/-/-=/ porter en moi 

le deuils de ces siècles d’horreur

mardi 30 mars 2021

Heureusement il y avait le backgammon

 

photo Nina louVe

Quai des Artistes- Murale-Montréal septembre 2020


Au lit à 19 heures hier. Se lever à l’aurore oblige certainement à cette discipline, si discipline est, car suis tout simplement appelée irrésistiblement dans les bras de Morphée avant 20 heures. Et vers trois ou quatre heures, écrire, méditer, m’étirer, respirer, sourire à la joie que j’ai d’être aimée, vivante, pleine d’appétit pour l’émerveillement, capable aussi de m’offenser, me rebeller.

Toujours est-il que la nuit dernière, ai fait d’étranges rêves que je croyais vrais. Quelle déception à mon réveil de constater que non, n’aurai pas fait cette série de photos pieds et mains sur l’ombre de la petite lampe rouge et de ce grand lampadaire jaune qui fait office de lune, ici dans l’alcôve depuis 26 ans.  Rien que des souvenirs, ah bon. Ça me paraissait si réel, que la première chose que j’ai faite au réveil a été de checker ma caméra.

Alors qu’enfant le monde onirique était aussi récurrent et puissant que celui du réel, maintenant, c’est très rare que je me souvienne de mes rêves. Il est possible, en analysant la chronologie, que tout se soit arrêté après le suicide d’Ève, une grande amie. Bang ! Quatre ans sans écrire une phrase, sans un dessin, sans un destin, dessein, note de musique, fusain ou pinceau. Même lire me donnait mal au cœur. Aller au cinéma m’ennuyais. Une époque passée à me gazer à petite doses de remords, culpabilité, tristesse, quatre si longues années à digérer l’orgueil monstre de ne pas avoir rappelé Ève après une stupide dispute.

Heureusement il y avait le backgammon, ma famille, mon mari, les amiEs; dont une en particulier, M.O, qui n’a jamais cessé de s’enquérir de mes nouvelles créations.

Répéter ici un bout d’un texte écrit il y a quelques années :

Les suicides et ceux qui continuent à vivre, après.
Noyade. Incendie.
Deux mots synonymes pour ceux qui restent.
././Entrer dans la 
noyade././, sortir de l'incendie././

 

-.-entrer dans l'incendie.-.-

-.-.avaler la noyade.-.-

mercredi 10 mars 2021

Parler de ÇA

bon parler de ça. les mots qui font mal

viols, violences, absence de sens

coups bas

coups durs

ces frappe dans l'dash

Photo Nina louVe, Mexique 2020

le ton qui hausse, les west-titi de grandes bouderies,

ces silences qui claquent les portes

d'Est en Est, de Sud en Sud,

de Mords en Nord


sons -face à face-

fades rudes frettes

secs regards, plissages de visage

du fiel à bout portant

haRrrgnNe monstre


ça, it lui, elle : cet aimé.e parti en vrille,


(.le...gendre... ne ...sait..pas ...dire...il.....ou elle.....icitt)


Ça

te regarde de si proche,

que les pentures de tes iris tomberaient

eh mais oui, tu l'aimes tant que tu

lui offrirais ta bouche

et toute ta salive à boire.


oui, c'est d'même, doucement que

Ça

commence

désirs-plaisirs versus ... hit.


comme ça, juste comme ça

avec de nombreuses petites

impertinentes impatiences

de l'incompréhensible susceptible


puis, les coups de poings sur les poèmes !

les couteaux dans le dos du divan

.-.-.-.oussé que.=.=.=.

couché.e

tu l'espère quand même

m'aime même m'aime


blême ou rouge ou noir, lui it elle

terrifiant en mauve de rage qui vocifère.


tu penses qu'il it elle

va se calmer, que tous ces moments

à peindre, faire de la zik,

cuisiner en joie

reviendront


mais non, naon.

te disent famille et ami.es

que tu ne croiras pas...

qu'il it elle, t'auras dès le départ et l'arrivée

fait quitter.


seule

sola

alone

isolée

tu es plus belle victime

à écraser.


mais tu es force foi fouge

n'es pas écrasable,

tu remue, tu te défends,

tu rends vivante toute la mort

juste en ouvrant tes paupières

les lèvres

juste en couchant ton ventre

avec tes mains

maintenow


(oh et puis...). continuer sur world, ne pas squatter ici


P.S. si j'étais le X au 4 ans dans l'urne,

prêt à voter, je saurais d'emblée

que chaque élu.e ne mettra pas

ses culottes

à l'heure venue


des promesses sans prouesses.

promesses sans prouesses.

promesses sans prouesses.

Des promesses sans prouesses,

c'est d'même chaque fois.

mercredi 10 février 2021

Et des enfins À Cap-aux-Os

photo Nina louVe

Foufounes Électriques

Show François-Alfred Mignaut

Ballerine muse Danielle Hubbard


Oh 
Eaux 

Marées 

Ô Secours 

Mes pieds sont oubliés 
Et mon sourire Absent 

Ô 
oh 
au Recours 
Minute morte 

Reins rien 
Riens 

Didascalie Pour toi Sophie vie 
Aparté Pour toi Hervé Aïeul 

Pogne la route 132 
Fais-nous des amours 
Dans la rivière verte

samedi 6 février 2021

Née francophile


 photo Nina louVe, Montréal 2020

Suis née francophile,

Pondue dans un nid de neige,

Sous le vent, en pleine tempête

Dans notre Bleu Pays

Avant même que l’on m’enseigne l’alphabet.

 

Enfant, le joual ? Carrément interdit.

De toutes parts, elles et ils

M’enseignaient la langue française

Avec grande rigueur.

Africations, mauvaises liaisons

Faux accords et Couacs

On savait très bien me les reprocher...

Aoutch !

 

Ma feue mère ne supportait aucune faille.

Même qu’il m’était formellement - interdit-

de jouer avec Nathalie 

la sympathique et joviale voisine

de la rue Rockland

parce qu’elle disait ‘’icitte’’ ‘’litt’’ ‘’toé’’ pis ‘’moé’’.

./././././././Rock……land././././././

Comme si Outremont

N’avait pas le droit d'accueillir 

la joie d'une enfant

Aux accents de mélasse, 

de famine et d'usines.


Quelle tristesse ma cabane de riche

Bourrée bourgeoise la madré mama mia,

Tours et détours dans le petit milieu d'artistes

un brin trop snobs ensemblés

Ces féministes et activistes

Les elles pucelles

et les ils bien bandés

Pour la cause de la prose.

 

Oh ! un grand foin dans le nez

...mia moi enfant au piano blanc...

je rêvais de leur mettre dans les narines.

 

Quelle réserve doucement, aurai tissé

contre cette  exagérée autorité

rigide et vile par ces actions incessantes.


Sur mon visage... une ribambelle de giroflées

un jardin de ces fleurs 

aux cinq pétards sur mes joues.

 

Puis, vinrent les bonnes sœurs

Au pensionnat oui, s’y sont mises aussi.

Contre les magnifiques couleurs des sacres

Niet Nina ! Tous tes Mea Culpa

Ne te suffiront pas.

Niet Nina ! Tous tes Mea Culpa

Ne te suffiront pas.

 

Absolument pas possible de les souffler

ces sons beaux rêches et rauques,

pas même les mains sur mes cuisses,

sola mia, ravie, sous les draps dans le dortoir

les pupilles fixées sur mon doux émerveillement.

././././ À l’autre siècle ././././

Elles en soutanes grises, le jour le soir

Faisaient d'inutiles tours de garde.

 

Dogme inefficace

Car nunca domptable, mâtable,

Ni gourouïsable, la fillette d'espoir.

Liberté de penser, D’ores et déjà intouchable.

 

Alors donc, à force de jouer 

à mutisme et bouche cousue

Ai appris le Braille, 

à le lire sur les frissons de ma peau.

Par instinct, il a fallu 

rester sensible et alerte

aux odeurs et saveurs

les chercher dans l’herbe,

du haut des pins 

dans lesquels

fillette je grimpais

encore encore 

plus haut toujours

 

Mettre sous roche 

les sons de la maison.

Ceux des creux de chaudrons

des disputes, 

des liaisons impossibles 

de ces adultes

et me réfugier au bord et au cœur 

des lèvres de la plage

les pieds et les hanches 

dans le lac sauvage,

je pêchais, pècherais, péchais.

 

Fallu voir vite dans la nuit des étoiles.

Dessiner sous mes mains des lettres

sur mon tambour de peau

faire des sons, des soupirs heureux.

Fallu deviner les cachettes possibles,

/.... les dé-trouver ..../

Seule, comme une grande ourse.

 

Allez ! opérer rapido

ici en occident et partout sur la petite planète

déguster la langue et ses accents suaves. Oui.

 

Le temps était complice de mon enfance

Pour construire la belle forteresse de silence.

Dire oui, non nan nenni

parfois... peut-être, s’il le fallait.

Le toucher et l’ouïe s’amusaient

... à devenir si braves, si forts ...

 

Et là est né

ce désir immense et tellement confortable

de m'amuser avec les sons et les langages

qui font du rythme et du sens.

Phonologie.

 

Suis née francophile,

avant même 

que l’on m’enseigne 

l’alphabet.

Née dans la neige 

sous le vent,

en pleine tempête, 

à l’autre siècle,

dans notre Bleu pays.


Née d'une mère fille fille mère 

bannie d'avance

Par ces catholiques 

exploiteurs sans vergogne.

 

Pour la langue

101 fois j’ai remercié ce bill protecteur

le mot Camil rime avec Laurin

Beau comme un pétale venu éclore

Drette au bon moment

quand le souffle 

allait manquer de temps

et le gaz s'évaporer

 

''Ok shut up- stay cool & still,

Keep quiet you quebekers in October crisis

Prisons and guns comes in your houses.''

 

Maintenow me voilà

Femme embrassée par sage et sauge

Heureuse polyglotte à la joie contagieuse

Exilée des égo-trips de ceuz 

qui tricotaient la marquise dorée.

 

! Maintenow !

Sage et sauge, sous pseudonymes scellés,

Discrète joueuse non authentifiée.


La langue,

Celle de ta bouche,

Celle de mon ventre,

De ta nuque,

De mes jambes,

Celle de mes dix fois dix doigts + 1

 

La parlerai comme à l'Est

La chanterai avec moult respires.

Avec des musiques du Nord du Sud de l’Ouest

La monterai avec des images et scanderai sa beauté


Oh que nunca le désir 

des langages et des sons

Ne me quitte.

 

Et diantre ! St-Toc si c’était le cas un soir...

Devrai retourner au trécarré,

Faire jachère, bis bis. 

Bises, brises.

Nul lieu, même pas elle _"_ l'inquiétante absence

L’amnésie  de la minute qui vient de mourir

N’ira lasse m'éteindre.

Ne puis accepter oublier tout

tout des syllabes des voyelles

et des consœurs consonnes.

Disfruta idiomas

 

Née Francophile, i’m a green fog

Kiss me maintenow

 


mardi 8 décembre 2020

LA PERLA - Bruja (RGP Live Sessions) et répartie à une poésie



Marie-Françoise,
oh, heureuse que tu aies eu ce mot :-)

Disons-nous tu
pas tues

échangeons si tu le souhaites, 

de voies à voies, vives viVantes voix

avant l'aube 

pour aller défaire l'enfer


le coloc en mode mute

ce regard assassin


cette semence de fiel


l'ai vue de myosis à mydriase
un fou mort debout cognant
un seul instant 

en sa présence sur le trottoir ai vu tout ça 

dans le miroir noir
de ses yeux burinés de colère

trop tard pour aller te soutenir

si j'avais su à l'époque où

toi seule face à 
toute cette indifférence médiatique 

tout ce non-câlin pas normal des petites cliques littéraires

ni poètes
ni écrivains
ni éditeurs d'ici Québec
ne méritez
n'aurez ma plume et ma verve

mousse dans le nombril
ils grattent encore après la mort 

de mister vent

l'Oh que c'était bien écrit.


bin moi, j'ai des principes et des boycotts

quel éditeur
poète
auteurE
est donc venu 
en lieu et date où j'ai témoigné pour toi Marie-Françoise ? 

AUCUN

un grand sourire se dessine ici ce soir lorsque tu me réponds

toi sœur de violence
sœur de viol voiles violences
nan, pas un sourire malin
où un doigt entre comme un hameçon
un sourire, qui me rassure
que mon flair de louVe
que ma réticence à me lier
aux poètes, écrivains et éditeurs
dans ces moult réunions et festivals
était JUSTE ET BON


amènes-en des scalpels

des médisances
de l'hypocrisie hyper-saline-maline
du rentre-dedans par en arrière
de la petite bourgeoise saoulée
au dieu diesel 

au mec qui a fait la Sorbonne

pff ! tchack a bang band bong bang
clash classe de fraîchiers à la tv

votre indifférence offerte à Marie-Françoise Taggart
now no zen and then and maintenow

maintenow que le cruel despote est mort = un gang bang collectif un jaculatoire 

appel à l'aide refusé
une sempiternelle affaire de cash fame vedette
mousse-nombril-ego trip 

encore encore encore depuis Molière

c'est aussi ça l'anarchie
croire, aider, résister, rester après le deuil
panser les plaies de l'épreuve
protéger les chiens
les chats
les rats
les blattes
des humains immondes capables de toute cette violence

toi, 2 heures femme nue, vêtements arrachés
-20 degrés dehors
porte verrouillée

agresseur adulé
son coloc indifférent


la main du fou qu'on aura continué
 de recevoir dans les émissions de tv

à la Une dans les journaux et revues littéraires
et les journalistes qui se taisent, qui se taisent
et même un qui finit par dire (et je cite):
''Cou donc, veux tu qu'on écrive ton histoire dans la chronique des chiens écrasés''

Bang Bang Bang bang

Bandes de dévergondés aux jaquettes de catins catiches
aux jaquettes et en-tête
de petits papiers sans envergure

trop luxueux vos caviars empoisonnés à la merde de satin

Vous me faites pitié.

Tant mieux que nunca jamais

ne vous ai offert -en quémandant- 

comme une affamée de petites gloires provinciales


mini mini mini gloire de rien du tout
depuis les grandes nuits de la poésie magistrales
où tout sentait solidaire et vraiment bon
vous, asteure, en vases clos
fermez vos paupières sur l'essentiel

on dirait que vous avez oublié De La Fontaine qui dénonçait ce que vous êtes
Victor mon beau, Victor Hugo
vous êtes misérables d'avoir laissé Marie-Françoise

panser seule tout ce sang sur sa gueule

toutes ces balafres ce scare-face caché par votre Mafia 

silence
silence
Omerta média
Omerta poètes
Omerta écrivains


O mais ça fait mal tout ça

Mais vous étiez loin,
l'êtes restés à la mort du vent fou
avez préféré
souligner
sur-ligner son talent


plutôt
plutôt qu'enfin
embrasser d'un regard bienveillant
la femme torturée des ans 

par cet écrivain dont je n'écrirai plus jamais le nom 

enfant sale, homme sociopathe devenu et resté

oui, même si les mots bons 

vomir vomir vomir
sa trilogie en V

la permission, d'entrer dans vos salons 

en ai-je eu envie


nan
nunca

vous ensemblés en petites patrie bleue nuit sans drapeau neuf ni pays vrai

refuser de vous taire, préférer ne pas appuyer la douce femme violée des heures
étranglée jusqu'à la presque mort

pas prendre parole
quoi
pour ne pas perdre le prestige de parader saoulés par vos titres, prix de rien du tout ?

bande de bandés mous,
bandits apathiques, vous me faites pitié. immondes.
gros désir de manger votre bœuf
avec un œuf mouillé de cyprine
et une grenouille qui fait la zik

cuits-cuits
,-,-, à la vapeur de mes ardeurs-douceurs-,-,-,

immensément seule
toi

Marie-Françoise

essuyant en clignant les yeux
le sel hurlant-brûlant tombé des yeux feu fier pète

de ce folie-mister irrécupérable

cet orphelin, déjà vil vilain et affreux le répéter
myositis et myocarde
le gars qui a écrit des punaises

est mort dans leurs déjections

il sans Elle
avait peut-être eu, on s'en criss
les boîtes à outils sont disponibles
depuis les années 50
pour faire du Bill ? Bob et sortie la tête de l'auto-guillotine
de la corde, des mains qui étranglent la femme qui se donnait entière mots, corps et flamme-femme

étendre dans l'alinéa
du ''après-midi N'en parle pas''
vous en cHoeur , sans cœur aurez choisi

à quoi
puis-je vous comparer ? ouin, pas facile...
car les animaux ne méritent pas qu'on les associent
à ce zombie-vampire-vamp-victoire-facile-

tape sur 4 doigts, 50 $ d'amende pour brutalité harcèlements constants ensuite, 

toi, en Fuite tout le temps, la douce Marie-Françoise

lui, embryon déjà empoissonné par la seringue chair-mère

dégâts de lait blanc 

du ventre aux seins

lui,  poison du père
de l'amer
et du feint esprit
dans le placentas où il tentait de naître
il manigançait prendre ses poings pour terminer le bonheur de tous sur son chemin.

après la violence qui dura des heures
toi, toi si important dans l'HIstoire, dans l'histoire 

you dear, toute seule

bon sens bon sens bon sens
me suis demandée, ce qui avait été pire que les coups 

answer iz :

l'indifférence tue

quel long calvaire
mais comme t'es belle avoir eu tout ce souffle
pour expier
bâtir une école de langue, apprendre, avoir faim d'apprendre 

toi, la main tendue pour donner alors qu'on t'avait

tout arraché, même les dents-elles 

même la jaquette, 

toutes les jaquettes.

puis
exiler, exhaler expier doucement, vaillamment

si j'avais lu, vu, su
tu aurais, eu les miens 

et milles autres bras 

pour te consoler 

tellement le courage 

ne me manque pas pour t'en donner

p.s premier jet, en direct de maintenow

Nina louVe

ninalouve.com

Téoùtéki • 

LouVain la neuVe


mercredi 2 décembre 2020

Pas dans ma dentelle-poésie dédiée à Marie-Françoise Taggart

photo par Sylvain Gougeon aka l'aRteur
série May-Day-2018

si belle soit ta poésie homme TNT

ne puis subir un cri de plus de ta bouche


ce que ton père t'a fait

est vieux de décennies

quitter le fiel que tu déverse sur celles

qui osent aller t'aimer tel quel...

serait une bonne idée de départ

puis, une bonne thérapie

gestion-colère

avant qu'un drame

plus grand que Mature

ne t'enchaîne, ne t'enlise


nan, t'aimer tel quel

n'est point acceptable


3 prises au bâton

tu me connais...

beaucoup j'aime le base-ball

et Out est parfait

après 3 essais à la batte

des hurlements et coups de poings

sur la table de l'hôte ou la tienne


three strikes and it's over

OUT

my living body


oust oust hourra


L'autre soir après le jam, mon amie Erica me témoignait

son cauchemar vécu, son incroyable calvaire de femme

brisée par la violence physique de son premier chum.

Deux ans de temps la pauvre sous ses coups et cris.


Puis, les jours suivants,

de fils d'actualités

en aiguilles à coudre la catalogne

le film percutant nommé ''Transfert''

vu la nuit dernière


et tantôt, ce témoignage bouleversant

racontant l'extrême brutalité que Mister Vent

aura fait subir à Marie-Françoise

l'indifférence inhumaine de la communauté littéraire,

et des médias de tout acabit.


Ma foi, mon feu

quelles braves femmes nous sommes.

Tenons-nous debout

tissons toutes maintenow

des mots pour Marie-Françoise

un contre-poids à l'indigne indifférence


et, si belle soit la poésie

que l'on voit d'abord en tombant

sous le charme d'un homme TNT

il faut la fuir et savoir chaque fois l'éviter

quand elle frappe à nouveau à notre porte

avec un autre nom et un autre visage.


La colère explosiVe aisée

est un indice précieux

l'impatience extrême aussi

l'irritabilité

les cris nés aux petits riens

le jeu du dernier mot vouloir gagner

à tout prix tout le temps

l'insistance des textos

qui n'en finissent plus d'apparaître

même si on dit : silence j'écris, je dors, je vis

coups de fil incessants

les impudiques suivre partout dans la maison

sont également bons indices

qu'il y a dépendance maladive,

potentielle jalousie ne tarderait à venir

nous séparer-isoler des amiEs,

de la famille, des gangs de chums

nous punir souvent de longs silences

armés de regards assassins.


suis victime solide, ayant échappé

à un épouvantable viol

années 1980...

à la sortie d'un squat où un tatoueur me tatoua

en fugue depuis mes 14 ans.


deux gars de 20 ans

moi 15

camionnette Econoline bleue marine

tôle frette et rouillée en arrière

des bouteilles de grosses bières vidées

gun pour l'un, le conducteur

couteau près des narines et sur la gorge

pour l'autre, le passager

tout à tour des heures durant

s'échangeaient et pénétraient

tous mes orifices


ai gagné car je n'avais pas peur

donc pas de cri ou de regards affolés

qui puissent

stimuler suffisamment leur bibittes à verge

mats mous

vits vils croches et poches

mats puants les tempêtes

et le ventre de d'autres femmes

passées passagères avant moi


ai pu regagner l'avant du véhicule

où confiante j'étais entrée

me disant que des jeunes comme moi

nunca ne pourraient me faire mal,

qu'ils me donneraient un lift

jusqu'au 97 Est rue Laurier

où j'habitais alors avec des amis.


ai profité d'une lumière rouge

pour sortir, les jeans au bas des genoux

ai traversé la rue Sherbrooke que je reconnaissais,

pour entrer dans le taxi que venaient de prendre

3 hommes dans la trentaine


ils ont pris soin de moi

m'ont couvée au chaud dans un lit propre

c'était une chambre toute blanche, je me souviens,

lumineuse, sentant bon et frais.

n'ai jamais revu ces anges samaritains

ni pu les remercier. un avait une voix

qui résonne encore, dont le timbre est folklore

yeux bruns, le visage abîmé par des cicatrices d'acné.


si jamais ils se reconnaissent ici,

il me plairais de les remercier

avec du son dans la voix et un bon thé

merci oui, pour votre bienveillance, votre bonté immense


ce réconfort apporté par des Mâles

tout de suite après l'horreur

aura fait la différence, sur le reste de mon parcours

le sais car n'ai jamais cessé 

d'aimer les hommes, de les chérir tellement.


pendant 1 an et demi,

aurai imaginé, chaque seconde où je ne dormais pas

et dans mes cauchemars aussi,

les pires façons

de me venger

aucune torture n'était censurée

quand... sous mes bottes d'armée

aux caps d'acier

en ai capturé un : le passager.

ce qui s'est passé est surprenant

une phrase est venue m'habiter :

la Vie s'en chargera.


tant de fois ai regretté

de lui avoir laissé la vie sauve

pas pour ma propre vengeance,

mais par peur

pour mes sœurs

mes nièces

mes filles

mes amies

mes petits-enfants

mes arrières arrières petits-enfants

toutes

symboliquement venues

me faire craindre

le pire pour elles.